J'ai refais les comptes pour être sûr, j'aurais dû prendre le départ de mon 30e marathon dimanche dernier à Paris mais aussi mon 7e marathon en tant que meneur d'allure (* abandon lors de mon premier marathon au 25-30e km) : 

  • 13 x Paris (1995*, 1996, 1997, 1998, 1999, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, puis 2013, 2014 comme meneur d'allure)
  • 3 x La Rochelle (2005, 2013, 2014)
  • 2 x Orléans (2011, 2012)
  • 2 x Lyon (2013, 2014 comme meneur d'allure)
  • 2 x Sénart (2013, 2014 comme meneur d'allure)
  • 1 x Marseille (2010)
  • 1 x Vincennes (2010)
  • 1 x Annecy (2011)
  • 1 x Cheverny (2012)
  • 1 x Mont-Saint-Michel (2012)
  • 1 x Francfort (2012)
  • 1 x New-York (2014)

Pourtant malgré 20 ans d'expérience en course à pied (lire l'article publié le mois dernier) on peut toujours faire des erreurs de débutant comme cela avait déjà été le cas alors que je préparais Marseille-Cassis il y a moins de 2 ans (lire l'article correspondant) et où j'avais été contraint de déclarer forfait à quelques jours de la compétition.

J'ai donc pris le "mur" et je dois remettre à plus tard de franchir ce cap de la trentaine.

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Comme on peut le faire après un échec lors d'une compétition je vais analyser mes erreurs pour que cela me serve de leçon.

Qui veut voyager loin ménage sa monture...

Pour commencer il y a eu un programme chargé en ce début d'année, qui m'a tout de même permis de revenir à mon meilleur niveau et de battre quelques vieux records (lire le bilan du premier trimestre). Ce programme faisait suite à une fin d'année non moins chargée et ponctuée de 3 marathons en 8 semaines et qui m'avais vu terminer difficilement le dernier à La Rochelle tant physiquement que mentalement. Avec seulement 4 semaines de repos relatif c'était peut être insuffisant pour réparer tous les micro-traumatismes.

Il y a dans le même registre un choix hasardeux de chaussures. Loin de moi l'idée de mettre en cause les Adios Boost qui sont vraiment extra et apportent un excellement dynamisme à la foulée, mais les porter sur 3 compétitions en 5 semaines et surtout en augmentant la distance (10km, 15km, semi-marathon) n'était peut être pas le plus judicieux compte tenu du faible amorti. J'avais d'ailleurs ressenti un confort limité lors de 2 premières course, la 3e était donc sûrement de trop avec ce modèle.

Dis moi ce que tu manges je te dirai qui tu es...

Sur l'hygiène de vie j'ai également des choses à revoir, ce n'est peut-être pas une cause directe mais cela a pu y contribuer.

De plus je ne peut pas dire que j'ai correctement géré mon hydratation, notamment lors du Semi de Paris où je n'avais pas pris soin de respecter les ravitaillements moi-même alors que je le conseillais à mes suiveurs. J'avais donc couru les 21.1km sans eau et ce malgré la chaleur. Erreur que j'ai réprété dans de moindres mesure les 2 week-ends suivant sur la même distance.

Qui trop se hâte reste en chemin...

Lorsque la première blessure était apparue après le 3e semi en sortie longue, j'ai commencé par une semaine d'arrêt tout en soignant ma tendinite (glaçage quotidien et anti-inflammatoires). La douleur est tout de suite revenue lors d'une reprise de 50 minutes pourtant sans forcer. Une seconde semaine de soins m'ont permis de faire une nouvelle séance à J-7, celle-ci plutôt convaincante. Hélas à 5 jours du marathon une séance un peu plus soutenue (10km / 50min) a révélé une vive douleur qui s'est prolongé toute la journée du mercredi qui s'est terminée par un verdict du médecin : périostite. 

Le moral à zéro, j'ai eu une nuit agité où j'ai vu en cauchemard l'écran de ma montre GPS fissurée.

Moralité !

Dimanche j'étais sur le bord de la route, une fois n'est pas coutume comme supporter. Je n'ai pas manqué de lire les réactions de mes amis runners, finishers, de voir leurs photos sur les réseaux sociaux. J'en avais les larmes aux yeux, ou peut être était-ce le fait de l'avoir raté...

Tout est dit, rendez-vous le 3 avril 2016 pour la 40e édition du Marathon de Paris.